la rentrée : harcèlement scolaire et phobie scolaire
- il y a 6 jours
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À la rentrée, certains enfants souffrent à cause du harcèlement scolaire et de la phobie scolaire également.
Je ne l'ai pas toujours su. Ce qui s’est passé, c’est qu’un jour, dans ma vie professionnelle antérieure, je me suis intéressée de plus près au phénomène du harcèlement scolaire et ce que j’ai découvert m’a révolté. Je pense qu’aucun enfant ne devrait pleurer quand il va à l’école.
J’ai voulu agir contre ça.
Comme je ne savais pas encore comment faire, j’ai cherché à me former. Il existe une méthode en France développée par les centres À 180° chagrin scolaire créés par Emmanuelle Piquet. Emmanuelle est une éminente spécialiste surjet de la souffrance à l’école.
Elle forme des professionnels à appliquer sa méthode pour venir un bout du harcèlement et du mal scolaire en général.
Alors sa méthode n’est pas miraculeuse, mais dans un grand nombre de cas (env 80%), elle fonctionne.
Elle s’appuie sur la thérapie brève selon l’école de Palo Alto.
Je m’appelle Marine Lecomte et j’ai créé le centre Lumière du jour pour aider les enfants qui souffrent à l’école.
Dans mon cabinet je rencontre des enfants pour qui aller à l’école est un problème. C’est DEVENU un problème parce qu’au départ cela n’en était pas un.
Et pour les parents aussi c’est un problème, un gros même.
Un problème d’ordre émotionnel, parce que d’est un calvaire pour les parents d’imaginer leur enfant malheureux à l’école.
Un problème d’ordre pratique aussi parce que la place d’un enfant, surtout en primaire, c’est à l’école. Sinon c’est un casse-tête d’organisation pour les parents.
Alors je m’efforce d’employer cette méthode qui est devenue la mienne. Je rencontre les parents et je parle aux enfants quand ils en sont d’accord. J’essaie de comprendre là où ça bloque et ce que c’est que c’est qui bloque.
Parfois ce n’est pas grand-chose, comme un petit caillou et ça repart très vite. Parfois, c’est plus compliqué, comme un gros rocher.
En tout cas je ne suis jamais à l’origine du changement. C’est l’enfant qui met en place de nouvelles choses pour que ça change.
Parce qu’on travaille ensemble, l’enfant et moi, c’est à adopter de nouveaux comportements, ou plus simplement à penser autrement.
Les situations problématiques que l’enfant traverse aujourd’hui, il sera amené à les traverser encore et encore au cours de sa scolarité, de sa vie professionnelle et de sa vie en général. Il doit apprendre lui-même à résoudre le problème. Sion ce problème reviendra sans cesse.
C’est un apprentissage que nous faisons ensemble. Un apprentissage relationnel (surtout dans les cas de harcèlement scolaire) ou un apprentissage émotionnel (dans les cas de phobie scolaire)
Je ne peux pas vous donner de conseils généraux ici car chaque cas est particulier, chaque enfant que j’accompagne a sa propre problématique.
Mais il y a cependant quelques grandes lignes qui reviennent souvent.
Les papas et les mamans sont très inquiets pour le relationnel scolaire de leur enfant. C’est tout à fait compréhensible et même hyperbienveillant. Mais l’enfant qui est trop scruté finit par ne plus être naturel, voire par stresser lui aussi.
Lorsque notre enfant évolue dans une relation problématique, et qu’il nous en parle, une envie irrépressible d’intervenir nous saisit. Auprès de l’enfant qui pose problème, de ses parents, de l’école, voire de la police pour les cas hypergraves. C’est tout à fait normal et parfois la situation est tellement effrayante qu’on ne peut pas faire autre chose.
Pourtant, et c’est peut-être le seul message que je voudrais vous faire passer ici, c’est que quand vous intervenez pour protéger votre enfant, vous envoyez un seul double message (à lui et à tout l’univers), c’est « je t’aime » et puis juste après « j’interviens parce que tu n’es pas capable de te défendre : sans moi tu es à la merci des autres ».
Alors je ne suis pas en train de vous dire d’abandonner votre enfant avec ses problèmes, de le laisser se débrouiller tout seul sans aucune aide ou aucun conseil d’aucune sorte, mais plutôt que d’essayer de le protéger en se mettant entre lui et le monde, de s’accroupir à côté de lui, de l’écouter s’il a quelque chose à vous dire et de l’inciter à mettre lui-même en place des stratégies. Si vous pensez que le dialogue serait plus fluide avec moi, alors je vous attends.
Photo de Hassan Pasha sur Unsplash



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