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Le harcèlement scolaire en Belgique

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Fléau de l’enfance, le harcèlement n’est ni récent, ni cantonné aux cours d’écoles.

Certes il a toujours existé du plus loin que les générations qui nous précèdent s’en souviennent.
Pourtant, il n’était pas autant considéré. Alors pourquoi ?

Est-ce parce que les codes de l’école, du primaire ou du secondaire ont changé ?

Il y règne maintenant en maître des notions de popularité, de réputation ou de comportements adéquats.

Est-ce parce qu’on en parle beaucoup plus ? Que la parole des enfants s’est libérée à ce sujet ?

En France les études affichent des statistiques en hausse. En 2025 les enfants de 6 à 18 ans sont 35 % (contre 24 % en 2024) à avouer avoir été confrontés à du harcèlement scolaire.

Pourtant Margaux Déage, chercheuse en sociologie de l’éducation l’annonce : 60 % des jeunes victimes de harcèlement n’en parlent pas. Ni à l’école, ni à leurs parents.

Ils ont encore plus peur des conséquences des actes des adultes, pourtant plein de bonnes intentions qui pourraient qu’empirer la situation.

Pour initier le dialogue avec son enfant, et gagner sa confiance, il est un principe fondamental : ne jamais agir sans son plein accord. Même en suivant cette règle, il est possible qu’intervenir en tant que parent ne règle pas le problème, voire l’empire.

La définition du harcèlement en Belgique est la suivante :

Ensemble d'actes négatifs, intentionnels et répétés (verbaux, physiques, psychologiques, sexuels, cyberharcèlement) visant une victime plus faible, créant un déséquilibre de pouvoir et une souffrance, et se distinguant d'une simple dispute par son caractère persistant et organisé souvent par ou face à un groupe.

À cette définition, il est important d’ajouter d’autres types de manifestations plus insidieuses comme la mise à l’écart.

Les études scientifiques à ce sujet, menées par Benoît Galand, sont plus anciennes mais tout aussi révélatrices. Elles permettent aussi de lever le voile sur les contre-vérités généralement établies :

Non des caractéristiques sociales ou physiques ne sont pas systématiquement cause de harcèlement, non les harceleurs ne sont pas des jeunes en souffrance ou non il ne suffit pas que les adultes interviennent pour régler une situation de harcèlement.

 

Alors comment réagir en cas de situation de harcèlement scolaire ?

 

La première réaction lorsqu’on découvre que son enfant est harcelé est universelle et très logique. C’est une réaction d’effroi mêlée de colère.

La tentation est forte pour un parent qui vient de découvrir que son enfant est harcelé de se jeter de toutes ses forces et de toute sa rage dans la bataille, fusse-t-elle contre un autre enfant ou adolescent.

La pratique d’Emmanuelle Piquet et des centres À 180 degrés chagrin scolaire est tout autre et c’est celle que j’emploie également.

 

Elle consiste en un accompagnement de l’enfant harcelé, une écoute et une analyse précise de la situation et de sa souffrance. Il s’agit de lui apprendre à faire face, à changer de posture vis-à-vis de son ou ses agresseurs.

Patiemment, l’enfant est entraîné à changer de posture. Symboliquement il est capable de dégainer une « flèche », consistant en une repartie gestuelle ou verbale (jamais agressive).

 

Il ne s’agit pas de sortir un enfant d’une situation de harcèlement scolaire mais de lui apprendre à la traverser. Le harcèlement s’invite malheureusement également dans le milieu du travail, du couple, des amis. Il vaut mieux apprendre à nos enfants à s’en défendre dès le plus jeune âge.

 

Je comprends la détresse qui est la vôtre et le désarroi de votre enfant.
Rencontrons-nous pour l’aider à affronter ce qui le fait souffrir, et à traverser cette situation de harcèlement.

 

Margaux Déage, À l’école des mauvaises réputations, 2023, PUF.

Ligue de l’enseignement

Benoît Galand, le harcèlement à l’école, 2021 Retz.

Rapport d’enquête GIRSEF

Emmanuelle Piquet bibliographie

Centres À 180° chagrin scolaire

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